Diplômé en design de Central Saint Martins à Londres, mon parcours artistique s’est façonné entre exploration plastique et narration symbolique. C’est lors de mes années d’étude que j’ai rencontré la céramiste Hannah Doucet, connue sous le nom de Desire Disaster. Huit ans plus tard, alors de retour à Paris, c’est elle qui m’introduira à l’univers de la poterie, m’enseignant patiemment les techniques de modelage à la main.
Pendant un an, j’ai expérimenté sans contrainte, laissant émerger des formes instinctives, jouant avec les textures, les couleurs et les accidents heureux des cuissons. Peu à peu, mon geste s’est précisé, mon univers s’est cristallisé.
C’est ainsi qu’est né Fragments of the Veil — Fragments du Voile — un projet artistique où je propose des pièces céramiques comme autant de reliques venues d’un ailleurs. Le Voile est un espace imaginaire et mystique, une frontière entre les mondes, un lieu où surgissent les traces d’antiques civilisations oubliées, de créatures fantastiques, d’échos d’un passé que personne ne se souvient avoir vécu.
Chaque pièce que je crée est pensée comme un artefact organique, à la fois fonctionnel et mystérieux : vases, soliflores, soucoupes, bols ou encore sculptures décoratives. Mon travail est marqué par des textures mouvantes, des formes qui évoquent le vivant, et des émaux à effets qui rappellent la mousse, le corail, ou les reflets changeants de la roche mouillée.
Mon atelier est un laboratoire d’exploration où je laisse la matière dialoguer avec l’invisible. Mes céramiques ne sont pas simplement des objets, ce sont des fragments du Voile, des témoins d’un monde que j’imagine au fil de la création.